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COMPTE -RENDU ATELIERS SCOT ROSSELLE DU 23 MARS 2007

atlier___fellinger Accueil des participants par Monsieur FELLINGER, Président du Syndicat Mixte de Cohérence du Val de Rosselle.

Intervention de Mme VIELLE (service SAH - DDE de La Moselle) :

  • Rappel du besoin de « cohérence entre les schémas, les politiques pour fabriquer un avenir de façon transversale »,
  • La gouvernance et le rôle des intercommunalités,
  • La cohérence de la réglementation.

Introduction par Monsieur BERTRAND (chef de projet de l'élaboration du SCoT - LaVilleDemain) :

  • Présentation des objectifs du diagnostic : enjeux, atouts, faiblesses.
  • Présentation des thèmes des ateliers.
Présentation d'une synthèse du diagnostic en cours et d'éléments d'un « scénario au fil de l'eau » par Madame SOULET (Directrice d'études - LaVilleDemain) :

Plan du diaporama présenté :

1 - Le territoire, la démarche

  • Le SCoT, un territoire de projet : quatre intercommunalités, 47 communes, 181 000 habitants
  • Un territoire fonctionnel : les continuités d'une agglomération transfrontalière Sarrebruck-Sarrelouis influencée par les dynamiques européenne de métropolisation
  • Le SCoT : une démarche concertée (phasage simplifié des échéances : diagnostic en juin 2007, Projet d'Aménagement et Développement durable en décembre 2007, Documents d'Orientations générales en juin 2008, arrêt du projet en février 2009, Approbation en mars 2009)
  • Les orientations du SCoT s'imposent aux documentations de planification sectorielle, à certaines opérations foncières et d'aménagement
2 - Diagnostic stratégique
  • Une vision consensuelle et nuancée des maires
  • Une mutation économique à l'œuvre
  • Un déclin démographique mal contenu
  • Un départ préoccupant des jeunes générations
  • Deux évolutions démographiques dissociées : les villes de la vallée, le plateau et le secteur Ouest
  • Des mobilités résidentielles contrastées
  • Distances sociales et proximités spatiales
  • Organisation du territoire (deux lectures : administrative et fonctionnelle
  • Dynamiques contradictoires d marché du logement
  • Evolution de la construction neuve
  • Le desserrement des ménages : stimuli de la construction neuve
  • Diversité du parc de logements et homogénéisation spatiale
  • Le parc social : stabilité en nombre et transformation de qualité
  • Structuration du territoire et évolution des mobilités : dissociation des lieux de résidence, de travail et de consommation
  • La ville de la proximité
  • L'étalement urbain
3 - Scenario « au fil de l'eau », simulation de quelques tendances lourdes
  • Un déclin démographique confirmé (- 19000 habitants d'ici 2020 selon l'INSEE)
  • Projections démographiques 2020 : le
  • vieillissement général
  • Deux vitesses : la vallée (- 17800), le plateau et le secteur Ouest (- 2900)
  • Besoins en logements
  • Les extensions prévues aux POS/PLU
  • Les secteurs sensibles : vacance ou renouvellement ?

Débat :


B. Prévot (CA de Forbach) : « les gens qui viennent travailler de l'extérieur sont nombreux, est-ce normal ? »


Quels emplois qualifiés doit-on produire ?

  • manque d'emplois qualifiés
  • problème du chômage des jeunes


J.P. Roynet (Saint-Avold) : « les jeunes formés partent, constate-t-on ça dans d'autres régions ? »

Ghislaine Soulet (LaVilleDemain) : dans le Bassin Houiller l'émigration des jeunes est plus importante qu'ailleurs.
Niveaux de formation faibles, ceux qui ont un niveau faible partent : deux phénomènes importants.

V. Beaucourt (société Katalyse) : développer l'innovation pour retenir ces jeunes.

 

LANCEMENT DES ATELIERS

Atelier 1 : Comment le ScoT peut-il soutenir et accompagner la mutation économique et sociale du territoire ?


Atelier_1 Président : Monsieur DASTILLIUNG
Animateurs : Monsieur BEAUCOURT (Katalyse), Monsieur BERTRAND (LaVilleDemain)
Présentation d'un diaporama par M. BEAUCOURT

Contexte global

 

  • « l'après après-mine »
  • fédérer le territoire (cohérence)
  • dégager un projet politique (métropolisation)

Enjeux mis à jour dans le débat :

 

Enjeux de gestion prévisionnelle des ressources humaines et des compétences
  • Les « congés charbonniers » : impact de leur départ en retraite sur le taux de chômage (emplois non remplacés)
  • La formation des jeunes, des jeunes filles, des jeunes de bas niveau
  • La formation de haut niveau en rapport avec le développement économique


Enjeux de développement économique local

  • le développement endogène est à privilégier davantage
  • soutenir les petites entreprises, notamment en matière de mobilisation des compétences
  • soutenir la création d'entreprises à forte valeur ajoutée
  • donner à tous l'accès à la création d'entreprise (publics jeunes et quartiers populaires)
  • Lien entre développement économique et attractivité du cadre de vie :
  • pour attirer des cadres
  • pour retenir les jeunes formés ou les faire revenir après leurs études


Enjeux macro-économiques

  • les masses financières représentées par les salaires et pensions des retraités de la mine font vivre le territoire (consommations diverses)
  • les nombreux emplois de substitution à la mine ne représentent plus le même niveau de pouvoir d'achat


Enjeux fonciers

  • « le foncier, c'est l'or du ScoT »
  • Faut-il et pourquoi réhabiliter les friches HBL ? (question à se poser avant de se lancer à l'aveugle dans le « comment »)
  • Il exite 200 hectares disponibles sur les 800 hectares déjà viabilisés en zones d'activités économiques. Penser en terme de polarités économiques par rapport à des spécialisations et des priorités à définir pour les zones existantes, à accompagner, à conforter
  • La place et le rôle des Eurozones ?


Enjeux de mobilité

  • Des personnes, des marchandises
  • Quelles modalités de transport ?
  • Quelle valorisation des infrastructures existantes ou à reprendre (exple : le réseau ferré des HBL)
  • Enjeu d'articulation entre enseignement supérieur, recherche et entreprises à penser dans le cadre transfrontalier mais aussi avec les universités françaises en et hors région Lorraine


Enjeu de gouvernance territoriale

  • besoin de coordination thématique de l'ensemble des opérateurs (exple : dans les domaines de l'habitat, de la création d'entreprise, etc.)
  • coordination politique entre les différents acteurs publics (communes, EPCI, collectivités territoriales, Etat) notamment dans la perspective de la transaction transfrontalière (la structure politico-administrative sarroise est plus réactive car plus simple)


Enjeu transfrontalier « métropolitain »

  • pour le développement économique à l'échelle européenne
  • pour l'attractivité du territoire du ScoT
  • en réfléchissant dans le cadre d'un modèle de territoire ouvert sur l'extérieur
  • en se donnant le temps nécessaire

Atelier 2 : Comment le SCOT peut-il aider à produire et renforcer la qualité du cadre de vie et l'attractivité généralisée du territoire ?


atelier_1___2 Président : Monsieur STARCK
Animateurs : Monsieur PETER (paysagiste), Monsieur QUIOT (Inéris)

Plan de la présentation de Alfred Peter Paysagiste) :

1. LE RETOUR AUX «FONDAMENTAUX»: LES PAYSAGES NATURELS
  • La forêt et les coteaux boisés
  • Le «plateau» agricole
  • Les cours d'eau

2. LA REHABILITATION DU PAYSAGE URBAIN - CIBLES PRIORITAIRES

  • Les axes de mobilité - exemple de la RN3
  • La qualité résidentielle - exemple des grandes cités HBL

3. L'HERITAGE INDUSTRIEL - UN TREMPLIN

  • La reconversion - un projet alliant mémoire et vision
  • Les zones de loisirs - locomotives du changement d'image
  • Les nouveaux paysages des zones d'activités - cultiver la différence


4. LES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX


Thème : l'attractivité du territoire.


Problématiques développées :

  • La fuite des jeunes.
  • Le rééquilibrage du territoire.
  • Un territoire de qualité, attractif.

Constats :

  • Deux démarches différentes en Allemagne et en France, notamment concernant l'habitat.
  • Territoire majoritairement contrôlé par l'agriculture.
  • Cours d'eau en mauvais état.
  • Axes de mobilité = colonne vertébrale du territoire.
  • Temporalités de la ville différentes selon les axes d'infrastructures.
  • Le devenir pour les cités HBL pose question.
  • Les friches en devenir économique = nouvelle forme d'urbanisme.


Présentation par Monsieur QUIOT (Inéris) : état initial de l'environnement.

  • Préserver en terme qualitatif et quantitatif les eaux souterraines et superficielles.
  • Protéger les biens et personnes contre les risques évitant d'augmenter l'exposition.
  • Améliorer la qualité de l'air.


QUESTIONS / DEBAT :

  • quelles dispositions pour éviter les remontées des eaux ?
  • la question du devenir des friches et de leur nouvelle destination : loisirs, ou résidence ?
  • quelle continuité des friches ?
  • pollution dûe aux déplacements : équlibrer le territoire pour un ajustement des sites.
  • problème des loisirs : attirent la population : beaucoup de pollution à cause des déplacements...
  • quelles sont les plaies dans le territoire : quelles priorités ?
  • la mobilité serait endommagée par la création de nouvelles zones de loisirs.
  • la dépollution des sols a un coût très lourd : pourquoi dépolluer ?
  • comment considère-t-on les friches aujourd'hui ? Tout est focalisé sur les friches alors qu'il y a une problématique sur les routes nationales.
  • Mémoire de la mine + Logement social = 2 grands acteurs de logiques institutionnelles. Focalisation sur Focalisation sur
  • la dépollution la réhabilitation
  • comment sortir de ces logiques institutionnelles pour arriver à une cohérence territoriale ?
  • les parcs de loisirs permettent-ils de structurer le cadre de vie ? (Comme on le voit pour le parc Walibi)
  • ONF privilégie la protection de la forêt
  • Alfred Peter : combiner stratégie de protection et stratégie de mise en valeur :
  • Protection + dynamisme des activités.
  • Demonty (Chambre d'agriculture) : on ne peut pas faire d'agriculture sur les anciennes friches : le paysage agricole est un paysage particulier à préserver.
  • Problème de la tendance actuelle : il est délaissé ou on l'utilise pour produire de la valeur industrielle.
  • Stiring - Office du tourisme : lien entre plaisir du lieu et industrie : on vient s'installer s'il y a une qualité de vie.
  • Aujourd'hui, il faut créer un lien avec ce qui existe, pour maintenir les jeunes sur place.
  • En ce qui concerne les disponibilités : on continue à dépolluer pour rien, alors qu'il vaut mieux mettre de la qualité sur ce qu'on a déjà pour offrir de la qualité aux entreprises et aux gens.
  • une image en mutation mal promue pour l'instant : la qualité de vie est à mettre en avant.
  • Il existe encore une mauvaise perception du paysage de la part des habitants du territoire : ils sont les premiers à convaincre.
  • une image encore trop figée sur la passé.
  • Demonty : une agriculture améliorée apporte de la qualité : il faut déplacer les investissements.
  • plus de qualité architecturale dans les zones résidentielles en lisière pour contenir l'habitat sur les plateaux et améliorer la qualité du bâti en ville.
  • exemple à Forbach : les logements vacants en centres urbains sont un atout pour attirer de nouvelles populations. Le choix du locatif et de l'accession à la propriété sont à mettre en place pour contribuer à l'amélioration des centres.
  • Quels liens entre les différents types de populations : qui vit où ?
  • Les zones d'habitat ont été faites en fonction des gens appelés sur le territoire : quelle mixité sociale ?
  • CETE : offre sociale concentrée dans 4 grandes villes : que deviennent les ménages modestes ? Sont-ils obligés de rester dans les grandes villes ?
  • manque de logements d'hôtes et de gîtes, de campings : il faut promouvoir la découverte du territoire.
  • réhabiliter l'habitat indigne et vacant pour loger les vieux et les rapprocher des services et des activités.
  • une nouvelle façon d'aborder le logement des 3° et 4° âges
  • liens avec les services et les équipements en ville.
  • « Le territoire ne doit pas devenir la maison de retraite de la Lorraine ».
  • « Le logement doit contribuer à l'attachement au territoire, au quartier ».
  • offre de soins aux personnes âgées = atout d'attractivité.
  • une histoire à relier à une dynamique : mise en valeur des friches.
  • liens avec les voisins allemands : quelle vision ont-ils du territoire ?
  • offre culturelle : comment intéresser les gens ?
  • le SCOT doit prendre appui sur un projet métropolitain : création de pistes vertes, développer les énergies renouvelables un projet transversal sur 9 agglomérations.

Atelier 3 : Comment le SCOT peut-il faciliter les mobilités internes et externes au territoire ?

Président : Monsieur MARTIN
Animateurs : Monsieur LYON-CAEN, Monsieur David DUBOIS (CETE de l'Est)

atelier___DUBOIS Présentation par M. DUBOIS (CETE de l'Est)


Un territoire en mutation

  • Une diversité et un éclatement des sites d'emplois et d'activités au sein du territoire du SCOT et hors du périmètre du SCOT, avec une relocalisation progressive sur les périphéries des villes et aux abords des grandes infrastructures de transport
  • Une extension progressive de l'urbanisation hors des parties agglomérées: un habitat péri-urbain, un étalement urbain sur le plateau.
  • Un développement des déplacements et des trajets domicile - travail générant un accroissement des flux de circulation et introduisant de nouvelles pratiques urbaines
  • Une «métropolisation» du territoire au sein de l'agglomération transfrontalière Sarrebruck - Saarlouis - Moselle-Est


Des infrastructures de transports denses

  • Un réseau routier et ferroviaire structurant à l'échelle de la métropole: A320, A4, RD31b au cœur du territoire du SCOT, et E29, A620 aux franges du territoire, avec des trafics supportables mais intenses, sources de nuisances. Une fonction de transit et de desserte avec des points d'échange souvent rapprochés.
  • Cependant, une source de nuisances pour la fonction résidentielle (cité à Freyming en vis à vis de l'A4 par exemple) et des continuités urbaines peu ou mal assurées
  • Un réseau routier secondaire support des déplacements quotidiens et de proximité : une fonction urbaine intercommunale (N3 par exemple)
  • Un Réseau viaire à hiérarchiser et à adapter en conséquence. Quel rôle pour la N3: voie de transit, boulevard urbain, rue principale?
  • Une infrastructure ferroviaire à l'échelle de la métropole, qui offre une bonne desserte des principaux pôles urbains, mais des gares excentrées et parfois difficilement accessibles
  • Des transports collectifs peu attractifs
  • Une organisation des TC complexe et peu lisible pour l'usager, avec une multiplicité des acteurs et des réseaux: très faible, voire absence de coordination entre eux
  • Une offre de transport à l'échelle des intercommunalités mais pas au niveau de la métropole. En revanche, sur le territoire voisin: prolongement du tram-train de Sarrebruck jusqu'à Sarreguemines
  • Offre interurbaine assez intéressante (TER, TIM...) mais peu utilisée
  • Offre de transport urbain concentrée sur Forbach et Saint-Avold, et absente des agglomérations de Freyming et Creutzwald
  • Cohérence entre urbanisme et déplacements
  • A l'échelle locale, l'offre de transports collectifs ne suit pas le développement urbain et économique. Certains quartiers ou certaines cités demeurent mal desservies par les transports collectifs, dont un grand nombre de personnes sont pourtant dépendantes. La question de la desserte des secteurs périurbains par les transports collectifs se pose. Les nouvelles zones d'activités qui se développent sur le territoire du SCoT sont mal desservies par les transports collectifs
  • L'enjeu d'un TC de type tram-train, à l'instar de la ligne Sarrebruck Sarreguemines, pour revitaliser et requalifier le territoire du SCOT: un effet de valorisation urbaine, immobilière et foncière. Aide à la revitalisation de la ville-centre, au renforcement des espaces publics et à la maîtrise des déplacements individuels
  • Nécessité d'une coordination entre les acteurs locaux, et également transfrontaliers: autorité unique en matière de transports sur le territoire du SCOT. Comment mettre en place des liaisons intercommunales performantes avec Sarrebruck, voire avec Saarlouis?
  • Nécessité de conjuguer développement urbain et requalification urbaine en prenant appui sur le réseau viaire urbain.

Remarques et questions


Les déplacements: une question qui fait l'objet d'études depuis plusieurs années

  • P. Grillot (DDE): De nombreuses études ont déjà été réalisées sur le thème des transports (étude origine-destination entre le Land de Sarre et le Département de la Moselle en 1995, étude des transports collectifs dans l'est mosellan en 2002, étude sur les transports collectifs pour la CCFM et la CAFPF en 2003...).
La nécessité d'améliorer les transports collectifs: type d'offre et accessibilité
  • P. Grillot : Le gros enjeu porte sur "l'institutionnel": on a 4 autorités organisatrices sur le territoire et aucune cohérence sur le traitement de la mobilité. La loi SRU autorise la création de syndicats mixtes, ce qui pourrait être une solution.
  • J.-B. Martin: Il est difficile d'améliorer le système de transport collectif, les tentatives faites en ce sens se soldent parfois par des échecs. La CAFPF essaye, notamment en améliorant son service de transport à la demande.
  • J.-P. Brusa (Forbus): En zone rurale, les besoins de déplacements sont très divers et ne convergent pas forcément vers la ville-centre. La refonte du système de transport à la demande a permis de multiplier sa fréquentation par 3.
  • Le problème des transports collectifs, c'est qu'il n'y a pas ou très peu de contrainte sur la circulation ou le stationnement. La ligne urbaine transfrontalière fonctionne en grande partie parce qu'il y a une contrainte sur le stationnement à Sarrebruck.
  • J.-B. Martin: Existence de deux "zones" radicalement différentes sur le territoire: la vallée où sont concentrées les infrastructures de transport et les services de transport collectif d'une part, le plateau d'autre part.
  • J.-P. Brusa: Les personnes qui partent s'installer dans le périurbain sont motorisées, et les déplacements ne sont pas un réel problème pour eux. Les transports collectifs ne sont pas pour eux une véritable alternative aux pratiques de mobilité.
  • La CCFM a décidé de ne pas prendre la compétence transports urbains pour cette raison: il n'y a pas de problème dans la vallée, et on se heurte au problème du développement des transports collectifs sur le plateau, en milieu périurbain
  • J.-P. Brusa : Le problème qualitatif des transports collectifs sont les temps de parcours. Un transport collectif en site propre n'a d'intérêt que si on organise un rabattement des usagers vers le site propre. Les transports collectifs sont un véritable enjeu pour le SCoT. Il faut définir quelles sont les zones qui doivent être desservies. Un autre enjeu est l'accessibilité au TGV en gare de Forbach.
  • P. Grillot: Il faut penser à l'accessibilité par tous les modes (marche à pied, vélo, voiture, transports collectifs) et coordonner l'offre à la fois dans l'espace et dans le temps.
  • R. Schneider (Conseil de Développement): Un autre problème des transports collectifs est la tarification. En l'absence de convention tarifaire entre les différentes autorités organisatrices, c'est pénalisant pour l'usager.
  • J.-P. Brusa: Un projet de «carte orange» existe au niveau régional, mais il y a des freins énormes.


Tram train et cohérence entre urbanisme et déplacements

  • P. Grillot: 700 voyageurs empruntent le tram train de Sarrebruck en gare de Sarreguemines. Il y a un problème de tarif: le prix du billet pour Sarreguemines est nettement supérieur à celui pour l'arrêt précédent, de l'autre coté de la frontière. Ce système de transport permet une desserte très fine, car il permet de multiplier par 2 le nombre d'arrêts sans perte de temps. Il faut que le tram train soit un support à l'urbanisation. Il n'y a aucun intérêt à faire un tram train sur une voie excentrée, sauf si on cherche à urbaniser autour des arrêts. Le tram train est un outil de développement urbain et de structuration du territoire.
  • M. Hochet (SNCF): Le tram train fonctionne dans les agglomérations de plus de 200.000 habitants, à condition d'avoir un fort potentiel pour les transports collectifs
  • Les Suisses ont réussi à conserver leurs tramways vicinaux... Il faut indiquer dans le SCoT que la cohérence entre les transports et le développement urbain ou économique doit être recherchée.

Usage de la voiture
  • P. Grillot : Il y a une très forte addiction à la voiture sur le territoire du SCoT
  • La ligne d'autocars transfrontalière entre Saint-Avold et Saarlouis circule à vide en France, alors que les autocars sont bondés en Allemagne. De fait, la fréquence et le cadencement des transports collectifs sont insuffisants, et les horaires pas adaptés.
  • La voiture coûte cher, cela entraîne une baisse du pouvoir d'achat. Les transports collectifs sont une solution à ce problème


Usage du vélo

  • J.-B. Martin: Il y a très peu d'équipements à destination des cyclistes sur le territoire du SCoT. La CAFPF va mettre en places ses premières bandes cyclables, mais l'agglomération de Sarreguemines est largement en avance
  • L'usage du vélo se heurte à la topographie sur le plateau...mais pas dans la vallée.


Infrastructures

  • P. Grillot: Une des particularités du territoire est le nombre et la qualité des infrastructures de transport, autoroutières, routières et ferroviaires avec notamment le réseau hérité des HBL et repris par VFLI Cargo. Ces infrastructures sont un atout considérable sur lequel il faut s'appuyer. L'autre particularité est le déséquilibre entre la vallée et le plateau, avec une ségrégation sociale qui s'opère entre les deux.
  • J.-B. Martin: Intérêt pour considérer la RN3 comme «rue principale» du territoire du SCoT, avec ses «arrêtes» ou ses antennes vers le plateau


Enjeux socio-économiques

  • J.-P. Brusa : Les transports collectifs représentent également un enjeu social et environnemental.
  • S. Louis (CETE): Les territoires les plus attractifs du secteur ne sont pas desservis par les transports collectifs. La ségrégation s'opère forcément pour ceux qui n'ont pas accès à la voiture. Les transports collectifs doivent permettre à ces populations d'accéder à l'emploi, et doivent donc desservir les principales zones d'activités et d'emplois.
  • Il faut réfléchir, avant de mettre en place des zones commerciales ou des zones d'activités aux conditions d'accès par la route, mais aussi par les transports collectifs.
  • J.-P. Brusa : La desserte des zones d'activités ou des zones industrielles par les transports collectifs est très difficile. Pour desservir le Technopole de Forbach, et garantir l'accès à l'emploi aux personnes qui ne sont pas motorisées, une desserte par taxi ou minibus est mise en place.
  • P. Grillot : Pour les grandes zones industrielles ou commerciales, on peut aussi penser à réaliser des Plans de Déplacement Entreprise...

Atelier 4 : comment le SCOT peut-il aider à tirer parti de la localisation du territoire en périphérie d'une grande agglomération transfrontalière en devenir ?


Atelier___WIRTZ Président : Monsieur BASTIEN
Animateur : Monsieur WIRZ
Présentation par Monsieur WIRZ

Problématique

  • Tous les indicateurs socio-économiques montrent la forte interdépendence entre les deux secteurs nationaux de l'agglomération transfrontalière Saarbrücken - Moselle Est.
  • Comme c'est le cas avec toutes les agglomérations (y inclues non transfrontalières), la dépendance des centres secondaires du centre supérieur est un peu plus forte que vice versa. Normalement, la ville-centre assume le rôle de moteur pour l'ensemble de l'agglomération. C'est aussi le cas avec Saarbrücken.
  • En revanche, Saarbrücken ne peut pas se développer sans ses environs. Qu'il s'agit pour des raisons démographiques, économiques, de déplacements ou de loisirs, le ville-centre de Saarbrücken ne peut que fonctionner à travers son intégration dans l'ensemble de son agglomération.
  • Un développement favorable de Saarbrücken ainsi que des centres secondaires et locales doit donc être le souci de tous les partenaires des deux côtés de la frontières. L'affaiblissement d'un des partenaires, ayant des répercussions inévitables sur les autres, n'est dans l'intérêt de personne.
  • Face à cette problématique, le défi est l'identification exacte du rôle, du positionnement et de la contribution nécessaire de chaque espace partenaire pour le développement favorable de l'ensemble de l'agglomération. Cette approche n'est pas dicté par l'altruisme - au contraire : mettre en avant ses propres atouts, exploiter son potentiel, surmonter ses faiblesses, etc... aura ses propres retombés.
  • L'identification "des pierres qu'on peut et doit apporter à la mosaïque" et, vice versa, le profit qu'on en peut tirer d'un développement global, nécessite une vigilance et une bonne observation des forces (et menaces!) en opération.
  • La question principale concernant la dimension transfrontalière est donc l'identification des éléments à contribuer ainsi que des éléments à saisir pour optimiser son propre développement au sein du développement global.


Information / constats
atelier_4

  • Les flux de frontaliers
  • Les allemands s'installant en Moselle
  • Les flux de pouvoir d'achat
  • Les déplacements pour des raisons sociales et de loisirs
  • Les écarts et les conséquences par rapport :
  • au prix du foncier
  • à la disponibilité de réserve de terrain
  • aux conditions d'implantation d'entreprises


Contexte transfrontalier

  • À plusieurs reprises et dans plusieurs documents, les Sarrois expriment le souhait et la nécessité de penser et d'agir de la manière transfrontalière.
  • Les conditions de planifier à l'échelle de l'agglomération transfrontalière n'ont peut-être jamais été aussi favorable qu'à présent, soutenu par plusieurs autres initiatives : création de l'Eurodistrict, démarche du projet métropolitain, processus de l'élaboration du Leitbild Saarbrücken - Moselle-Est.
  • Les Sarrois sont peut-être un petit pas en avant par rapport aux suggestion de projets pour l'autre côté de la frontière (Regionalpark Saar, Strukturkonferenz Warndt,...). Il s'agit donc d'assumer la même posture vis-à-vis des partenaires sarrois : de formuler les suggestion de projets, voire des éxigences de planification, afin d'optimiser le bon fonctionnement de l'espace transfrontalier du point de vue mosellane.
  • Une coordination de la démarche SCoT avec les partenaires sarrois pendant toutes les phases de son élaboration (au lieu de l'échange d'information en aval) s'avèrera nécessaire et fructueuse.


Ponts saillants de la présentation :

  • Sarrebruck = ville centre, avec Sarrelouis : là où se localisent les principales activités.
  • Sarrebruck = capitale du Land.
  • « Le soin de l'existant » = veiller au bien-être du tissu industriel existant.
  • coopération transfrontalière non institutionnalisée.
  • Sarrebruck = centre de formation essentiel, mais aussi Forbach, Saint-Avlod, Freyming, mais une coopération doit naître.
  • la mobilité doit être le premier projet transfrontalier. (arrivée du TGV, carte des déplacements redessinée car le TGV permet de se rapprocher de Francfort).
  • nouvelle tendance : les villes centre perdent moins de population que la périphérie.
  • évolution du nombre d'emplois tertiaires des villes centre : elles sont la locomotive du développement du territoire.
  • Des enjeux et des défis à relever ?
  • un projet clé à cheval sur la frontière (exemple de l'Eurozone où il manque un symbole phare, comme on peut le voir pour le jardin des deux rives à Strasbourg).
  • extension du Parc Régional sur le Parc Mosellan : les sarrois sont dynamiques ; trouver un nouveau nom commun : « Regional Park ».
  • coopération sur la promotion économique transfrontalière.
  • concept commun pour les ZAC.
  • desserte à améliorer pour les échanges quotidiens.
  • un grand équipement d'intérêt régional, exploité par les sarrois et les lorrains, comme « Laguna » à Weil-am-Rhein ou la coupole de Saint-Louis.


Débat :

  • la forêt comme projet commun « Zukunf Warndt » : un projet environnemental, économique : le bois comme énergie renouvelable.
  • comment faire bouger les populations d'un côté à l'autre ?
  • une affiche qui rappelle tout ce qui a été fait : l'identité commune est déjà là.
  • Développer un tourisme de proximité, et un tourisme plus large.
  • Trouver des liens entre Volklingen et le Carreau Wendel.
  • Il existe un débat mondial qui peut être illustré dans le territoire de la métropole transfrontalière : « l'énergie »
  • comment illustrer cette énergie ?
  • un projet phare autour de l'énergie.
  • Eurozone : installer des technologies de pointe est un atout pour la polarisation universitaire, ainsi que les ZFU ( zones franches à urbaniser) pour les pépinières d'entreprises. Gros pôle moteur de l'innovation et du développement.
  • manque une structure régulière pour récolter les informations des deux côtés.
  • idée d'un gros projet : une centrale photovoltaïque.
  • attractivité touristique freinée car manque d'informations : besoin de constituer un banque de données commune.
  • le TGV : qu'est- ce qu'on montre aux parisiens pour les attirer ?
  • Quelles interconnexions avec d'autres grands projets transfrontaliers au niveau national ?
  • Quelle image nationale de la coopération ?
  • Quelle collaboration entre SNCF et DB ?
  • comment réutiliser les anciennes voies ferrées ?
  • Quelle valorisation urbaine pour amener des effets par anticipation ?
  • plasturgie - chimie : enjeu de lier la formation de la jeunesse à l'image de la ville.
  • contrat Etat - Région : innovation et transfert de technologies :
  • quels liens entre Metz et Sarrebruck pour une continuité du savoir ?
  • laboratoires de transfert de technologies.
  • SCOT = pont entre les universités.
  • rapprocher universités et entreprises.

Synthèse des ateliers sous forme d'enjeux par les Présidents d'atelier (telle que validée par le bureau du Syndicat mixte dans sa réunion du 9 mai 2007)

 

Atelier___laville DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
  • Organiser la formation au service du développement économique du territoire
  • Promouvoir une offre de formation initiale de haut niveau
  • en relation avec le projet métropolitain transfrontalier
  • fortement articulée avec la stratégie de développement économique
  • Offrir des possibilités de formation continue adaptées à des publics jeunes sans qualification, en particulier féminins
  • Développement économique local
  • Privilégier le développement endogène
  • Soutenir la création d'entreprise
  • Sur des secteurs à forte valeur ajoutée
  • Faciliter l'accès pour tous à la création d'entreprise, notamment les jeunes des populations modestes
  • Soutenir les petites entreprises existantes
  • Aide à l'innovation
  • Aide à la mobilisation de compétences (exemple : recrutement de jeunes diplômés)
  • Organiser et conforter les pôles de développement économique du territoire
  • Qualifier les pôles existants
  • Spécialisation sur des thématiques ou des filières
  • Aménagement et services (transport collectif)
  • Positionner les nouveaux projets de façon stratégique
  • Sur des thématiques ou des filières
  • Sur des localisations privilégiées
  • En s'articulant aux autres fonctions urbaines (habitat, déplacement)
  • Définir une stratégie foncière commune à l'échelle du ScoT
  • par rapport aux zones existantes déjà aménagées (200 ha disponibles)
  • dans la perspective de reconversion des friches HBL


PAYSAGE ET CADRE DE VIE

  • Le paysage comme élément fédérateur de projet de territoire et d'attractivité
  • Préservation et valorisation du paysage naturel
  • dont le massif forestier du Warndt en continuité du Saar Regional Park
  • Préservation et évolution du paysage agricole
  • Soutien à l'exploitation agricole face à la pression péri-urbaine
  • Préservation de l'habitat paysan
  • Reconquête du paysage urbain
  • Qualité de l'urbanisme en ville (centre-villes, entrées de ville, architecture et espaces publics)
  • Contenir l'étalement urbain
  • Mise en valeur des paysages industriels au service d'une stratégie de développement économique allant au-delà du tourisme
  • Animation urbaine et attractivité des centres urbains
  • Coordonner, fédérer une offre culturelle de qualité
  • Promouvoir un habitat adapté pour les personnes âgées à proximité des services en villle
  • Mettre en œuvre une politique d'image
  • En direction des entreprises et des jeunes
  • En s'appuyant notamment sur les projets de valorisation des paysages
  • Porter une attention aux questions d'environnement
  • Pollution de la nappe phréatique


MOBILITE

  • Généraliser une offre de transport urbain et interurbain efficace et compréhensible pour l'usager à l'échelle de la métropole transfrontalière (intermodalité, horaire et cadencement, tarification)
  • Tram-train (depuis Sarrebruck à l'instar de ce qui se fait vers Sarreguemines)
  • Offre interurbaine (TER- TIM)
  • Offre de transport urbain dans les villes qui en font défaut : Freyming Merlebach et Creutzwald
  • Assurer la desserte des zones péri-urbaines d'habitation et des zones d'activités économiques
  • Coordination des Autorités Organisatrices de Transport (AOT) en vue d'une AOT unique
  • Articuler politique de déplacement et requalification urbaine
  • Hiérarchie des voies (exemple : RN3, quel statut, boulevard urbain ou rue principale ?
  • Faire du projet tram-train un opérateur de requalification urbaine

TRANSFRONTALIER
  • Le développement de la mobilité à l'échelle transfrontalière
  • Continuité du TGV et de l'ICE vers les lignes régionales (de Lorraine et de Sarre) puis locales en développant le concept Train -Tram avec les possibilités offertes par les anciennes voies ferrées des ex HBL
  • Développer en site propre, les transports transfrontaliers collectifs avec des déssertes efficaces, pour qu'ils soient mieux utilisés.
  • Développer le concept «accès rapide aux transports internationaux» via les lignes ferroviaires à grandes vitesses, ne passant que par un changement, soit à Paris ou à Frankfurt
  • Monter un grand projet commun d'équipement emblématique et de renom national et mondial, facilement visible et accessible
  • Basé sur des congrès, le tourisme ou les sports, situé sur le territoire du SCOT ou à cheval sur la frontière
  • Ce grand projet serait fédérateur pour les jeunes des 2 cotés de la frontière
  • Développer la coopération transfrontalière Universitaire
  • Dans le domaine de la recherche (suivre l'exemple de la fondation Industrie des Sciences et Techniques de l'Entreprise )
  • Mettre au point un partenariat entre les universités et les industriels pour développer les synergies au niveau de nos grands projets
  • développement de la pile à hydrogène
  • développement du pôle de plasturgie avec les partenaires industriels
  • développement de la filière aval de la chimie pour mettre au point des produits à hautes valeurs ajoutées et favoriser l'installation d'usines de fabrication de ces produits
  • développement des outils et des sociétés de maintenance industrielle